A.G. 2019

  1.  rapport moral
  2. rapport d’activités
  3. rapport financier

1-RAPPORT MORAL,

24 janvier 2019

année 2018

Puisque les clauses statutaires de notre association le spécifient, je vais vous faire le rapport moral pour la 12ème fois depuis la création, en novembre 2006.

Est-il besoin de rappeler nos valeurs?

Je ne pense pas mais je dois le faire, alors je rappellerai quand même que nous avons créé cette association pour aider des personnes en situation de détresse et pour favoriser leur insertion dans la société, sans préciser dans quels pays nous travaillerions, ce qui veut dire que nous pouvons élargir notre champ d’actions!

Les statuts précisent encore que l’association vise à développer le respect de la personne et de la valeur humaine ,et la tolérance entre les individus.

Deux mots importants apparaissent dans nos objectifs, respect et tolérance, et nous faisons tout dans ce sens ! Généralement, on pense que c’est la même chose , mais c’est une erreur !

tolérer” c’est supporter ce que fait l’autre, c’est accepter ce qu’est l’autre, même si au fond de nous même on n’est pas d’accord avec la façon dont il se comporte. On tolère la différence, les croyances, les habitudes ou les pratiques qui ne sont pas les nôtres. Tolérer c’est faire preuve de compréhension et de largesse d’esprit.

respecter” c’est avoir une déférence (parfois dûe à l’âge, à la supériorité, au mérite ou autre…) pour quelqu’un ou quelque chose, c’est avoir de la considération, des égards pour cette personne, cette idée, ou cette chose.

La personne qui est tolérée n’a pas le sentiment d’être totalement incomprise. Pour elle, l’étape suivante est de faire accepter sa façon de faire ou de vivre; c’est un travail de longue haleine qui n’aboutit pas forcément au respect. Tolérer est un acte positif, c’est le contraire de rejeter !

Le respect implique un intérêt réel pour ce qui n’est pas soi.

Si vous voulez que l’on vous respecte, il faut respecter aussi les autres. c’est très difficile dans la mesure où, dans la majorité des cas, vous estimez avoir raison, vous pensez que votre façon de vous comporter est irréprochable alors que les autres pensent que c’est leur façon de faire qui est meilleure. Respecter quelqu’un c’est l’accueillir comme quelqu’un qui pourrait vous changer, vous enrichir.

Pour notre association c’est deux termes sont importants et doivent être toujours dans notre tête lors des actions que nous décidons .

Ces deux mots doivent être toujours présents à l’esprit, lors des communications que j’entretiens avec les personnes responsables sur place, représentantes des personnes aidées. Je m’efforce toujours de comprendre leurs demandes, j’essaie de me mettre à leur place ! Je peux vous assurer que quand on donne de soi on reçoit beaucoup plus…Et que mes relations avec elles m’enrichissent ( pas financièrement …!).

C’est ce que nous essayons de préserver à travers nos actions depuis 12 ans, telle que l’aide aux soins , la malnutrition, l’accès à l’eau , dernièrement la finition d’une case de la paix ,et l’aide apportée à un groupe de 62 familles qui ont dû quitter la brousse suite à des massacres, et qui se retrouvent sans eau potable à boire, abritées sous des bâches …

À l’article 2 de nos statuts on peut lire également:” l’association ne s’inscrit pas dans une logique d’assistanat mais dans l’accompagnement de projets”.

Certes, on peut considérer que l’aide aux 62 familles est de l’assistanat, mais a-t-on le droit d’ignorer ces déplacés qui fuient les violences communautaires, ces déplacements étant consécutifs à la dégradation de la situation sécuritaire dans le cercle de Ménaka .?

L’aide à la case de la paix est un exemple d’accompagnement de projet. Les femmes sont impliquées dans la réconciliation, la sécurité et la dynamique de paix. C’est dans ce cadre de cohésion sociale que les femmes d’Anouzegrène ont décidé de créer une case de la paix. Bien sûr on peut leur reprocher de n’avoir pas trouver tous les financements avant de démarrer leur projet, mais l’Afrique n’est pas la France ! On ne pense pas de la même façon, on n’agit pas non plus de la même façon… Se trouvant en difficultés elles ont fait appel à notre association qu’elles respectent et qu’elles remercient vivement . Elles nous montrent beaucoup de gratitude. Elles n’oublient pas ce que l’association a fait pour elles par le passé!

Cette démarche de construction a pour but de répondre à la nécessaire prise en compte des préoccupations des populations. Elles se réunissent pour condamner les violences sous toutes leurs formes, les exactions contre les populations, etc… La case de la paix servira également dans l’épanouissement de l’artisanat. C’est par ces réunions organisées que la construction d’une paix durable peut aboutir, c’est également à travers ces réunions que les mots tolérance et respect , prendront tout leur sens .

Ce que nous faisons n’est que grains de sable, certes, mais puisse ces grains les aider à vivre dignement !

Nos relations avec notre partenaire principal, en l’occurence la Fondation Delabie, et la mairie de Béthencourt sont toujours aussi cordiales. Cette année nous n’avons pas eu de gros projets à mener à bien, donc , nous ne les avons pas sollicitées. Nous remercions tout de même la mairie qui nous octroie une subvention de 500€ chaque année.

Nous avons quand même mené plusieurs actions grâce aux dons reçus, à nos soirées de solidarité et à la subvention communale ; que toutes ces personnes impliquées soient ici remerciées. Les actions vous seront détaillées par Christiane, et par Jean pour l’aspect financier.

Cette année , le conseil d’administration s’est réuni 6 fois seulement! Nous avons fait 5 ou 6 animations de solidarité (loto,brocante,semaine bleue,soirée théâtre, marchés de noël), participé au téléthon, et à l’animation village ,et réalisé plusieurs actions (pompe, médicaments, aide alimentaire, semences,…etc… le détail vous sera fourni tout à l’heure.

Pour l’année prochaine, nous n’avons actuellement aucun projet autre que les actions que nous menons régulièrement (je devrais dire aucun grand projet). Puisque nous ne pouvons pas aller au Mali, sans risque, nous sommes limités dans nos actions dans ce pays ! Cependant nous ne pouvons pas les abandonner !

L’association ne peut plus faire de grand projet au Mali et je le regrette vivement car pour moi l’accès à l’eau et l’éducation sont vraiment des objectifs importants, (sans négliger l’accès aux soins et l’aide aux jardins).

Faut-il changer notre façon d’intervenir auprès de nos amis en détresse ?

Faut-il les rendre plus autonomes, plus responsables dans la gestion d’un budget alloué ? Seraient-ils capables de le gérer ?

Est-ce que ça répondrait encore à nos objectifs ?

Pourrions nous encore être considéré comme une association humanitaire ?

Aurions nous encore droit de délivrer des reçus fiscaux ? Beaucoup de questions se posent … Nous devons réfléchir ! Espérons qu’Assimak nous y aidera s’il arrive à obtenir son visa .

Si l’association a besoin de changer son fonctionnement, elle a peut-être aussi besoin d’ouvrir ses portes vers d’autres horizons pour retrouver le bon fonctionnement des premières années.

Si un projet arrive en cours d’année, il sera étudié, discuté et chaque membre du conseil d’administration pourra, comme d’habitude, donner son avis avant de voter ou pas l’exécution.

Je ne peux malheureusement que constater la baisse de nos adhérents et généreux donateurs. Voici quelques graphiques qui se passent de commentaires …! il suffit d’observer les courbes! pas besoin de chiffres !

IL faut juste essayer de trouver une solution pour y remédier. Nous sommes donc preneurs de toute bonne idée …! Peut-être pourrions nous mettre cela dans nos objectifs 2019, ça nous permettrait d’apporter plus d’aide !

MERCI à toutes les personnes, présentes ou pas, qui d’une manière ou d’une autre, se sont impliquées dans la réalisation de nos actions solidaires, ici et là-bas, vous vous reconnaîtrez ! Sachez que l’association a encore besoin de vous ,aujourd’hui et demain.

Pour terminer ce rapport moral, je vais me permette d’adapter un texte de Jean d’Ormesson intitulé “ train de ma vie” et qui devient “train de l’association “

Lorsqu’à la naissance d’une association on monte dans le train, on rencontre beaucoup de belles personnes et on croit alors qu’elles voyageront toujours avec vous. Pourtant, à une station, elles descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnent montent dans ce train . Elles seront importantes: nos amis, les amis de nos amis, notre fratrie peut-être, etc…

Beaucoup démissionneront et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrètes qu’on ne réalisera pas qu’elles ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train est plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au revoir et d’adieux.

Le bonheur est de donner le meilleur de soi même.

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc, aimons, pardonnons, tolérons et respectons.

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage. Soyons heureux avec ce que nous avons réalisé et remercions le destin de ce voyage fantastique.

Merci d’être ou d’avoir été un des passagers de ce train. Si je dois descendre à la prochaine station, je suis conttente d’avoir fait un bout de chemin avec vous.

Je veux dire à chaque passager, passé, présent ou futur que je le remercie d’avoir pris ce train qui se veut humanitaire avant tout.

MERCI pour votre écoute.

Longue vie à l’association TANTUT.

Françoise Gourlain- Queval, présidente fondatrice

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2- Rapport d’Activités- Année 2018

présenté par Christiane THOMÄ, secrétaire

Calendrier 2018 des actions sur place

janvier-février : aide aux médicaments 300 € ;

aide aux soins pour Assimak, hospitalisé : des dons privés de ses amis et des dons ciblés des membres bienfaiteurs de l’association

mars-avril : en mars Colette emmène au Maroc un colis de fournitures scolaires pour les établissements que Tantut aide depuis quelques années maintenant

en avril, renouvellement de l’aide aux médicaments pour Assawri (300€) qui ,au retour de sa tournée des villages, a trouvé sa maison effondrée à cause des pluies diluviennes tombées sur la région.

L’association vote une aide financière pour les réparations, à hauteur de 350€, complétant des dons ciblés de membres bienfaiteurs d’un montant de 260€ (+ 33€ de frais).

En avril, Assimak, remis de sa maladie, reçoit en don un véhicule 4×4 qui le rendra autonome pour toutes les missions qu’il effectue pour Tantut et aussi pour qu’il puisse travailler .Ce véhicule nécessite une révision et des réparations.Les amis d’Assimak et membres du conseil réunissent,à titre personnel, la somme de 645€.L’association vote une aide complémentaire de 500€.

A Anouzegrène, Azaw nous informe que l’école est réouverte avec 3 enseignants pour les élèves du premier cycle, les plus grands sont envoyés vers l’école de Ménaka où ils sont pris en charge par des familles d’accueil. Cela concerne 40 enfants, 30 garçons et 10 filles. Se pose alors le problème de la nourriture pour ces familles accueillantes. Tantut accorde à l’unanimité une subvention de 473€ (+ 5€ frais) correspondant à l’achat des produits alimentaires de première nécessité pour couvrir les 2 mois de fin d’année scolaire, soit (liste des produits ).

Au Maroc, la pompe du château d’eau est hors d’usage après 4 années de fonctionnement. La salinité de l’eau puisée semble en être la cause. Après des recherches et des conseils pris auprès de professionnels, le remplacement du corps de la pompe, comprenant cette fois un élément spécifique à l’usage en eau saumâtre, et le moteur qui l’accompagne est évalué à 1322,40€. Tantut décide de prendre en charge ce remplacement pour la somme de1092,40€. 230€ ont été réunis par les amis d’Allal, propriétaire du jnane où se trouve le château d’eau. Il lui a été notifié que l’entretien de la pompe incombait désormais à ses utilisateurs.

En mai-juin : renouvellement des médicaments 300€ suivi d’une aide à la malnutrition des enfants 200€. Assawri nos informe fin juin que le CESCOM, centre de soins de la commune , a été fermé pour cause d’insécurité dans le secteur. Le matériel subventionné par Tantut pour la maternité a été mis à l’abri. Assawri prend le relais auprès des malades ce qui conditionnera un besoin plus important de médicaments.

septembre : demande d’aide aux semences aux jardins de Goyan à Ménaka accordée pour 300€

aide aux médicaments pour Assawri 300€

octobre-novembre : le collectif des femmes d’Anouzegrène et sympathisants du village, relayé par Azaw ag Ouma, adresse à Tantut l’exposé d’un projet , en cours d’exécution, consistant en la création d’un lieu de rencontres et de discussions pour contribuer au retour définitif de la paix au Nord du Mali. Ce lieu est nommé « case de la paix ».Un devis y est joint ainsi qu’une demande d’aide financière en tant que « partenaire » pour terminer les travaux.Tout en étant favorable à un tel projet décidé par les femmes, l’ association demande plus amples informations puis décide d’envoyer une aide à hauteur de 500€ pour achat de matériaux.

décembre : suite à l’attaque d’un camp touareg à la frontière du Niger faisant 46 morts, 62 familles sont réfugiées à Ménaka. Une aide d’urgence est décidée , besoins d’eau et de denrées alimentaires de toute première nécessité, pour un montant de 787 €.

Colette porte au Maroc un colis de 20 kg de fournitures scolaires pour les établissements que nous aidons.

En France, les activités rémunératrices

un loto organisé à Béthencourt en février

une brocante organisée à Béthencourt en avril

participation à une brocante au Bois de Cise en juillet

participation à la semaine bleue avec vente d’assiettes apéritives à Béthencourt en octobre

une soirée cabaret organisée à Monchaux Soreng en novembre

participation au téléthon

participation aux marchés de Noël d’ Ault et de Béthencourt sur 2 journées chacun en décembre

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3- rapport financier, par Jean SAUZEAT

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RECETTES 2018

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DEPENSES 2018